Laurence Robert-Dehault Députée Rassemblement National de Haute-Marne
15/01/2026
Je me revois au milieu de cette foule d’agriculteurs, leurs visages marqués par la fatigue, la colère, mais aussi une détermination que rien ne semble pouvoir entamer. La vidéo en témoigne : je suis là, au cœur de la manifestation, non pas pour faire acte de présence, mais parce que leur combat est aussi le mien.
Depuis des années, je tire la sonnette d’alarme sur les dangers de l’accord Mercosur. Depuis des années, je répète que cet accord, s’il venait à s’appliquer, ferait s’effondrer notre agriculture, déjà fragilisée par des normes toujours plus lourdes et une concurrence internationale toujours plus déloyale.
Et pourtant, combien de fois avons-nous été ignorés ? Combien de fois avons-nous vu les gouvernements successifs détourner le regard, incapables — ou refusant — de s’opposer à un traité qui sacrifie nos producteurs sur l’autel du commerce mondial ?
Dans la manifestation, les agriculteurs ne parlent pas de théorie. Ils parlent de leur vie. De leurs exploitations menacées. De leurs enfants qui ne reprendront pas la ferme. De leurs dettes qui s’accumulent. De leur sentiment d’abandon.
Je marche avec eux parce que je partage leur inquiétude. Je marche avec eux parce que je refuse que notre pays renonce à son agriculture, à son autonomie alimentaire, à son identité rurale.
Je marche avec eux parce que je crois qu’un gouvernement digne de ce nom doit avoir le courage de dire non lorsque l’intérêt national est en jeu.
L’accord Mercosur n’est pas une fatalité. Il peut être refusé. Il peut être renégocié. Il peut être abandonné.
Mais pour cela, il faut écouter ceux qui vivent les conséquences des décisions prises loin de leurs champs, loin de leurs réalités.
La vidéo ne montre qu’un instant, mais elle dit l’essentiel : je suis là, au milieu d’eux, parce que leur combat mérite d’être porté, entendu, défendu. Et je continuerai à le faire, tant qu’il le faudra.