Laurence Robert-Dehault Députée Rassemblement National de Haute-Marne

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Haute‑Marne : je parle du mois des impôts.

22/05/2026

Haute‑Marne : je parle du mois des impôts.

Je connais trop bien cette période de l’année.
Chaque printemps, dans nos villages, dans nos quartiers, dans nos commerces, je sens la même tension revenir.
Le mois des impôts n’est pas seulement une formalité administrative : c’est un moment où beaucoup de familles de Haute‑Marne retiennent leur souffle.
Je l’ai encore constaté ces dernières semaines.
Des habitants m’interpellent discrètement, parfois avec pudeur, parfois avec colère.
Ils me disent leur inquiétude, leur fatigue, leur sentiment d’être pris dans un étau.
Et c’est pour eux que j’ai pris la parole dans cette courte vidéo.
Parce que derrière quelques secondes d’images, il y a des vies entières qui vacillent.

🌾 « Ici, en Haute‑Marne, chaque euro compte davantage qu’ailleurs »
Je vis ici, je travaille ici, j’élève mes enfants ici.
Je connais les réalités de notre territoire rural :
les salaires modestes, les distances qui coûtent cher, les services publics qui s’éloignent, les factures qui s’empilent.
Quand les impôts arrivent, ce n’est pas un simple courrier dans la boîte aux lettres.
C’est un rappel brutal de ce que beaucoup ressentent déjà toute l’année :
la pression fiscale pèse lourd, trop lourd.
Je vois des retraités qui comptent leurs pièces au centime près.
Des mères seules qui jonglent entre les dépenses essentielles.
Des artisans qui travaillent sans relâche mais qui n’arrivent plus à respirer.
Et je me refuse à détourner le regard.

💬 « Ce que j’entends, ce sont des vies qui s’essoufflent »
Dans les réunions publiques, sur les marchés, devant les écoles, les confidences se ressemblent.
Elles parlent de renoncements, de sacrifices, de nuits blanches.
Elles parlent de cette impression de ne jamais pouvoir souffler.
Je ne parle pas de statistiques.
Je parle de visages, de voix tremblantes, de silences lourds.
Je parle de cette femme qui m’a dit :
« Je travaille, mais je n’y arrive plus. Je ne sais plus quoi couper. » 
Je parle de cet agriculteur qui m’a confié :
« Je ne compte plus mes heures, mais je compte mes dettes. »
C’est pour eux que je m’exprime.
Parce que leur réalité mérite d’être entendue, relayée, défendue.

🏛️ « Je veux une fiscalité plus juste, plus humaine, plus respectueuse de nos vies »
Je ne suis pas naïve : un pays doit financer ses services publics.
Mais je crois profondément que la fiscalité doit être lisible, équilibrée, et surtout supportable.
Aujourd’hui, elle ne l’est plus.
Pas pour les familles qui vivent avec des revenus modestes.
Pas pour les retraités qui voient leur pouvoir d’achat s’éroder.
Pas pour les travailleurs qui ont l’impression de courir sans jamais rattraper la fin du mois.
Je veux redonner de l’air.
Je veux redonner de la dignité.
Je veux redonner de l’espoir.

 

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